UN TERROIR VITICOLE UNIQUE DANS LE VAR

Le Domaine était certes mis à profit pour cultiver la vigne dès l’époque gallo-romaine, mais ce sont les moines de la Chartreuse de La Verne qui ont développé sa spécificité à partir du XVIème siècle, profitant ainsi d’un terroir unique destinée à l’exploitation viticole.

La spécificité des terres du Château des Bormettes tient à sa situation privilégiée : à proximité de la mer Méditerranée, mais en retrait de celle-ci et en coteaux, s’opposant ainsi aux terres plus basses, prolongeant les plages, qui sont dévolues au maraîchage. Mais ce qui caractérise le terroir unique du Var, ce sont les sols, très caillouteux, essentiellement composés de schistes plus ou moins dégradés et de quartz nombreux et quasi indestructibles. Ces sols particulièrement drainants, mais aussi pauvres en matière organique, sont naturellement propices à l’exploitation viticole.

Aujourd’hui, le terroir de La Londe des Maures est reconnu au sein de l’appellation Côtes de Provence pour ses sols, la Provence cristalline se démarquant de la Provence calcaire (ici règne le maquis et non la garrigue). Mais la singularité de ce terroir tient également à son climat, plus sec et tempéré, soumis à l’influence de la mer Méditerranée et aux courants d’air circulant dans la Londe.

Au sein de ce terroir d’exception, il existe 3 zones de cultures : la première se situe au bord de la Méditerranée, la deuxième se trouve sur les coteaux exposés plein Sud du massif des Maures, et la troisième intermédiaire qui caractérise le Château des Bormettes.

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Des cépages diversifiés pour le Château des Bormettes

Le domaine a connu plusieurs phases d’évolution concernant ses cépages, avec un renouveau à partir des années 80. Le Château des Bormettes privilégie d’abord le Cinsault : productif même en situation de sécheresse, ce cépage a non seulement permis la survie de l’exploitation, mais est aussi très adapté au terroir local et à la production des rosés pâles et fins qui font le succès de la région.

À partir du début des années 2000, le cépage prioritaire devient le Grenache. Aromatique, il correspond aux nouvelles tendances des vins rosés. Profond, apte à être travaillé aussi en rouge, il est en phase avec le caractère de notre terroir et avec l’ambition du Château des Bormettes. La nouvelle étape dans l’encépagement du Domaine correspond également à la montée en puissance du Rolle – ou Vermentino – un cépage blanc qui se plait à merveille sur nos sols, où il retrouve la puissance aromatique qu’on lui connaît en Corse, tout en gardant beaucoup de fraîcheur. Ce cépage peut tout autant produire des blancs d’exception qu’apporter une touche d’exotisme dans un assemblage de rosé. En parallèle de ces grandes tendances, la volonté a toujours été de préserver une diversité importante de cépages, avec la présence assez distinctive de la Syrah notamment, qui donne du relief à nos assemblages de rosés, et peut se montrer spectaculaire en rouge. Dans cet esprit, le Château des Bormettes entend réintroduire le Carignan, cépage rouge adapté à notre terroir.

Enfin le Château des Bormettes va planter du Caladoc et du Colombard, cépages donnant des vins rouges puissants, mais dont les jeunes plantations apporteront une touche épicée et des nuances d’agrumes à nos rosés.

Le Château des Bormettes a choisi une culture raisonnée de son terroir.

La faible réserve en eau des sols de Provence, et les longues périodes de sécheresse caractérisant de plus en plus son climat, ont conduit de nombreux domaines à mettre en place l’irrigation de leurs vignes.

Au Château des Bormettes, nous avons fait un choix différent, avec une vision à long terme. Tout au long de la restructuration du vignoble, débutée au début des années 90 et prévue pour se poursuivre jusqu’en 2025, chaque parcelle arrachée fait l’objet d’un patient travail du sol avant replantation, sur un mètre de profondeur minimum, parfois beaucoup plus. L’objectif est de faire en sorte que les pluies, rares mais très intenses sur notre terroir, puissent être filtrées sur une plus grande profondeur, et que les racines des vignes puissent s’y plonger pour se nourrir.

Un travail de longue haleine, qui permet également d’obtenir des pentes plus raisonnables, de redimensionner les ruisseaux, de manière à limiter l’érosion et éviter les destructions liées aux violents épisodes orageux qui dévastent périodiquement certains secteurs de la Provence.

De plus, lors des périodes de repos de nos vignes, nous plantons des semis d’orge aux pieds des cépages. Agissant comme un engrais vert, cette orge est aussi très appréciée des moutons que nous accueillons au Château des Bormettes et dont le fumier sera répandu par la suite sur le terroir, complétant le reste d’orge enfoui par un labour superficiel.

La taille des vignes, un savoir-faire spécifique

Que ce soit des vignes destinées aux vins rosés, aux vins blancs ou aux vins rouges, la taille est réalisée à la main par les équipes du Château des Bormettes. Ici seule la taille en « cordon de royat » est pratiquée, gage d’un rendement modéré mais d’une bonne répartition des grappes sur les cépages. Elle permet aussi la mécanisation d’une partie de la récolte du vignoble, laquelle peut ainsi se faire de nuit, méthode indispensable à l’élaboration de rosés de qualité. Puis vient la saison de l’ébourgeonnage, ou des saisonniers viennent renforcer nos équipes pour diminuer la charge, aérer la zone des grappes et nettoyer les pieds de vignes.

Entre-temps a eu lieu la pose des diffuseurs : dans le cadre de la lutte contre les ravageurs, le Château des Bormettes a en effet opté pour la méthode de la confusion sexuelle. C’est un procédé qui égare les papillons responsables des vers de la grappe, nous épargnant ainsi l’usage des insecticides, toujours dans une démarche d’agriculture raisonnée sur notre terroir. Les rognages et écimages sont modérés : en l’absence d’irrigation, les vignes doivent pouvoir se nourrir des fortes rosées générées par l’air de la mer Méditerranée, et l’ombre du feuillage doit éviter au raisin de griller et de perdre toute son acidité.

D’une manière générale, les traitements sont raisonnés, adaptés au millésime, avec un souci d’optimisation des interventions et de réduction des produits phytosanitaires classiques pour garantir qualité et authenticité. Exceptionnellement, certaines parcelles du vignoble du Château des Bormettes peuvent être effruitées : parfois pour optimiser un potentiel en rouge, souvent pour soulager une jeune vigne trop chargée pour passer l’été !

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